Philippe Bohn est nomme en 2011 Corporate VP, directeur du "business development" sa mission est de construire les relations aux plus hauts niveaux des Etats et de positionner son groupe et ses filiales pour la conquete de nouveaux marches.
En 1962, la France se sépare de son dernier morceau de l'Afrique en rendant à l'Algérie son indépendance. Cette même année, celui que l'on appellera le Monsieur Afrique d'EADS voit le jour à Boulogne-Billancourt. Philippe Bohn ne le sait pas encore, mais il consacrera sa vie à créer des liens, notamment entre son pays, la France, et le continent africain.
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Philippe Bohn traverse rapidement l’enfance. Mais comme dirait Claude Lelouch, entendu par hasard à la radio : « la vie, c'est un parcours d'obstacles au pays des merveilles ». Philippe Bohn est, de nature, profondément heureux et optimiste, et certainement pas du genre à se morfondre. Or, le bonheur, c'est du travail. Alors, déjà tout petit, il se retrousse les manches. A sein du pensionnat Saint-Martin de France à Pontoise, il obtient un baccalauréat A.
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Le diplôme du baccalauréat en poche, Philippe Bohn s'oriente vers des études de philosophie. Sur les bancs de la Sorbonne, il va découvrir la pensée d'Hégel. En ouvrant son livre « La phénoménologie de l'esprit », il y découvre cette phrase « La Belle Ame vie dans l’angoisse de souiller la splendeur de son intériorité, il lui manque la force de s’aliéner, la force de se faire soi-même une chose, la Belle Ame, est une Ame morte..[...] Dans cette pureté transparente de ses moments elle devient une malheureuse belle âme, comme on la nomme, sa lumière s’éteint peu à peu en elle-même, et elle s’évanouit comme une vapeur sans forme qui se dissout dans l’air ».
A partir de là, Philippe Bohn va adhérer à cette « philosophie de l'action » : une idée n'existe que si elle est réalisée. Il va également, à travers la philosophie, approfondir sa connaissance de l'humain.
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A l'âge de 15ans, pour se faire un peu d'argent de poche pendant les vacances scolaires, Philippe Bohn entre comme assistant chez des photographes de renom. Grâce à son beau-frère qui dirige une agence de pub, il a ainsi l'occasion d'assister plusieurs grands de la photographie de mode. Pendant un stage d'été chez son père éditeur, il assiste un photographe pour un reportage commandé par le journal d'une compagnie aérienne. Là, il attrape le virus du voyage et glisse tout naturellement vers le grand reportage et le reportage de guerre.
Un appareil photo à la main, Philippe Bohn ne tient plus en place. Il parcourt les cinq continents et couvre à peu près la plupart des conflits d'alors : en Amérique Latine et en Afghanistan, où il rencontre le commandant Massoud. Mais c'est surtout l'Afrique et le conflit en Angola qui vont le marquer le plus. La guerre civile y oppose le Mouvement populaire de libération de l’Angola soutenu par l’URSS et Cuba, et d’autre part, l’Unionpour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA) appuyée par les Occidentaux (Etats-Unis, Royaume-Uni, France). Philippe Bohn ne croit pas à l'objectivité du journaliste, l'être humain ayant systématiquement une préférence naturelle pour un camp ou l'autre. Lorsqu'il rencontre Jonas Savimbi, il apprécie la foi et le charisme du fondateur de l'UNITA. Alors, pour soutenir le chef nationaliste angolais, il va créer une association : France – Angola.
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De nombreux députés du Parti Républicain (PR) rejoignent l'association France-Angola pour soutenir la lutte anti-communiste. Philippe Bohn fait ainsi la connaissance de Gérard Longuet et d'Alain Madelin. Ce dernier, deviendra un grand ami : « un homme libre de pensée, d'une immense culture, pas seulement économique, d'une grande puissance intellectuelle, et qui a la qualité rare de toujours se remettre en question, un véritable homme d’Etat. ». Le Parti Républicain donne sa confiance à Philippe Bohn, et fait appel à lui pour des conseils sur les questions internationales. Entre temps, il est embauché au Conseil Général de l'Essonne comme chargé de mission auprès du vice-président, député PR de l'Essonne.
En 1989, il travaille pour Interaction International, une société de conseils en relations internationales. Une discipline dont Philippe Bohn va faire sa spécialité : créer du réseau. Comme il le dit lui même : « il y a des ingénieurs qui construisent des ponts, des routes, des avions. Mon metier, c'est de fabriquer , de construire des décisions. Nous sommes des ingénieurs de l'Humain. »
Ses années de reportages ont conforté ses connaissances des systèmes de guérillas dans le monde, et les entreprises se sont intéressées à son expérience des conflits. Elles y ont vu un moyen d'optimiser leur politique de gestion des risques, mais aussi, une solution pour faciliter les négociations commerciales avec des pays en situation stable... ou un peu moins. A ce titre, Philippe Bohn a donc bénéficié d'une première expérience chez Elf, en tant que conseiller du président pour les affaires internationales.
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En 1995, Philippe Bohn fait une nouvelle expérience de l'administration en rentrant à l'office national d'Etudes et de Recherches Aérospatiales (ONERA), rattaché au ministère de la Défense, en tant que directeur de Cabinet de Michel Scheller. Puis, il continue à voyager à travers le monde, mais aussi professionnellement, en intégrant le groupe F.C Oberthur, comme directeur du développement international et des relations extérieures.
Entre temps, Philippe Bohn continue d'étoffer son carnet d'adresses qui compte aujourd'hui 36 numéros de portables de chefs d'état. Mais comme il aime le rappeler : « ce qui compte n'est pas d'avoir un carnet d'adresses, mais de savoir le construire ». Pour ce faire, Philippe Bohn a sa propre recette : une dose d'empathie naturelle, un caractère franc (il pense ce qu'il dit et dit ce qu'il pense) et un esprit d'analyse qui l'oblige à aller au fond des choses. Mais surtout, un grand respect des autres et de soi-même. Selon lui, le respect des autres passe avant tout par le respect de ses convictions, de sa culture et de ses racines. Philippe Bohn est profondément attaché à son pays, mais apprécie le pluralisme des cultures. C'est pourquoi tous ses enfants ont chacun un parrain français et un parrain étranger.
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En 2000, Philippe Bohn fait la rencontre d'Henri Proglio qui l'embauche comme directeur du développement Amérique Latine et Afrique de Vivendi. Pour Philippe Bohn, c'est un véritable coup de foudre. Il apprécie chez son patron et ami son talent, sa modestie, sa bonté et sa fidélité. Une profonde amitié relie les deux hommes, encore aujourd'hui. Henri Proglio lui remettra d'ailleurs le 30 janvier 2008 les insignes de chevalier dans l'Ordre national du mérite.
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En 2003, Philippe Bohn travaille toujours pour Vivendi quand Jean-Paul Gut, directeur général d'EADS, fait appel à lui pour une mission en Afrique du Sud. Philippe Bohn en parle à Henri Proglio qui accepte de « prêter » son conseiller. Mais la mission se transforme en une proposition d'embauche que Philippe Bohn ne peut refuser. La rupture est douloureuse, mais l'offre plus difficile encore à refuser : le réseau de Philippe Bohn s'adapte parfaitement aux produits du groupe.
Il signe donc en 2003 comme Senior Vice-président, directeur Afrique chez EADS et exerce depuis ce qu'il sait le mieux faire : construire et activer des réseaux d’influence pour identifier les bons interlocuteurs, ceux qui permettront de remporter de nouveaux contrats. Par ailleurs, il travaille actuellement à la rédaction d'un livre sur la construction et le management des réseaux d'influence. En Janvier 2011, Philippe Bohn est nomme Corporate Vice President, en charge du Business Development du Groupe EADS.
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