Dominique Galouzeau de Villepin, dit Dominique de Villepin, naît à Rabat, au Maroc.
Il est le fils de Xavier de Villepin, sénateur, et d'Yvonne Hétier, première conseillère de tribunal administratif.
Il grandit à l'étranger : États-Unis d'Amérique, Afrique, Amérique latine et plus spécialement Venezuela.
Il rentre en France, et poursuit ses études, d'abord où il obtiendra son bac mention assez bien à Toulouse au lycée privé jésuite Le Caousou.
Puis il entre à l'Institut d'études politiques de Paris, puis à l'École nationale d'administration (ENA) dans la promotion Voltaire, aux cotés de François Hollande et Ségolène Royal. Il finira 25e.
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En huit ans il est successivement : 1er secrétaire de l'ambassade de France à Washington, aux États-Unis, directeur du service de presse de cette même ambassade, et premier conseiller de l'ambassade de France en Inde.
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Il est l'un des principaux instigateurs de la dissolution de l'assemblée nationale. Malgré la défaite du RPR aux élections législatives et le ressentiment des militants, le président refuse cependant sa démission.
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À sa réélection, Jacques Chirac le nomme ministre des Affaires étrangères. Il incarne l'opposition du président français à la guerre en Irak. Il prononce un discours, très applaudi, au Conseil de sécurité des Nations unies.
Il réussit à rassembler tous les partis de Côte d'Ivoire pour leur faire signer les Accords Kléber, et tenter de trouver une solution pacifique à la guerre civile.
Il assure l'intérim à la tête de l'État et préside le conseil des ministres lorsque Jacques Chirac est admis au Val de Grâce et le remplace également lors de la 60e session de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.
Il fait intervenir le GIGN lorsqu'une une grève éclate à la SNCM, entreprise au bord du dépôt de bilan. Il propose une part de l'État et des employés plus importante dans l'entreprise. Les grévistes finissent par céder.
Des incidents éclatent en banlieue où cinq mille voitures sont brûlées en moins de deux semaines. Avec Nicolas Sarkozy, il décrète l'état d'urgence autorisant le couvre-feu, prolongé de trois mois quelques jours plus tard.
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Il décide de lancer le contrat première embauche (CPE). Considéré comme une menace contre le code du travail et le CDI, le projet suscite l'opposition franche de la gauche et d'importantes manifestations et grèves étudiantes. Il décide d'utiliser l'article 49.3 de la Constitution permettant une adoption rapide du texte. Après des semaines de manifestations et de blocage d'université par les syndicats, Jacques Chirac est forcé de réclamer la non-application du texte de loi.
L'affaire Clearstream éclate. Dominique de Villepin est suspecté de complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, abus de confiance et complicité d'usage de faux. Placé sous contrôle judiciaire, il nie avoir participé à la manoeuvre politique qui visait, notamment, Nicolas Sarkozy. Dans la tourmente, Jacques Chirac confirme « sa confiance pleine et entière au Premier ministre ».
Le 10 juillet 2007 l'ancien premier ministre est mis en examen dans le cadre de l'affaire Clearstream. Le 9 janvier 2008 il prête serment et devient avocat au barreau de Paris. Il accuse régulièrement Nicolas Sarkozy de manquement à la République ou de "détournement de pouvoir", notamment en signant avec des personnalités de tous bords "l'appel du 14 Fevrier" paru dans le Marianne de fevrier 2008.
L'ancien premier ministre a été acquitté par le tribunal correctionnel de Paris des charges qui pesaient contre lui dans l'affaire "Clearstream". Ce dossier qui remontait a 2004, mettait en cause Nicolas Sarkozy et compromettait son nom dans un listing de comptes bancaires falsifiés.