Ingrid Betancourt naît à Bogotà le 25 décembre 1961. Femme politique franco-colombine et ancienne sénatrice et députée de Colombie, elle est enlevée par les forces armées révolutionnaires (la FARC) le 23 février 2002 et libérée le 2 juilltet 2008.
Ingrid Betancourt Pulecio voit le jour à Bogota. Sa famille fait partie de "l'intelligentsia" colombienne : son père, Gabriel Betancourt est un diplomate du régime de Gustavo Rojas Pinilla et sa mère, Yolanda Pulecio, une sénatrice engagée dans la protection de l'enfance, qui fut aussi reine de beauté du département de Cundinamarca à 17 ans.
Gabriel Betancourt est nommé directeur adjoint auprès de l'UNESCO à Paris. La famille Betancourt s'installe en France, où Ingrid va faire ses premières classes.
En 1967, après l'élection de Carlos Lleras à la présidence, Gabriel Betancourt est rappelé en colombie pour devenir ministre de l'éducation nationale. Ingrid et sa soeur Astrid reprennent le chemin de l'école à Bogota.
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Le père d'Ingrid abandonne son ministère lorsqu'il est nommé Ambassadeur de Colombie auprès de l'Unesco. La famille retrouve la France et Ingrid et Astrid entrent à l'école privée et catholique de l'assomption, dans le 16e arrondissement. C'est à cette époque, qu'Ingrid fait la connaissance du poète Pablo Neruda, qui deviendra un grand ami de la famille.
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Yolanda Pulecio est nommée conseillère à l'Ambassade de Colombie à Paris. Les soeurs Bettancourt accompagnent leur mère et rentrent en France, Astrid pour étudier le droit et Ingrid pour entrer à Sciences-Po.
C'est à cette période qu'Ingrid rencontre et tombe amoureuse d'un français, Fabrice Delloye, avec qui elle aura deux enfants, Mélanie et Lorenzo.
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Ingrid a divorcé du père de ses enfants et elle repart s'installer à Bogota, où elle se jette à corps perdu dans la politique, pour défendre ses convictions et l'avenir de la Colombie. Elle est très vite nommée auprès du ministère colombien des finances.
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Ingrid est élue députée et prend peu à peu la relève de sa mère, qui devient l'une de ses plus ferventes supportrices. La jeune Bétancourt mène alors une virulente campagne anti-corruption, à travers laquelle elle dénonce l'implication indirecte du président Samper dans le trafic de drogue. Dans "Si sabia", publié en 1996, Ingrid affirme que la campagne électorale de Samper a été financée par le cartel de Cali.
Ingrid Betancourt crée le parti politique Oxigeno Verde, sous l'étiquette duquel elle est élue Sénatrice en 1998.
Elle y défend avec foi et détermination sa conception d'un avenir meilleur pour la Colombie, sans corruption politique et sans cartels de la drogue. Et cela malgré les tentatives d'intimidation, les lettres de menace ou les tentatives d'attentat dont elle est la cible.
La Rage au coeur, son second ouvrage, raconte justement son histoire, celle du passage d'une vie insouciante et confortable en Europe, à celle d'une militante engagée qui risque sa vie pour l'avenir des enfants de son pays.
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Ingrid Betancourt se déclare candidate aux prochaines élections présidentielles en Colombie.
Elle interpelle à de nombreuses reprises les chefs des FARC pour essayer de les convaincre de renoncer aux enlèvements d'otages.
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Alors qu'elle tente de rejoindre San Vicente del Caguán, pour apporter son soutien au maire du village qui est membre de son parti, Ingrid Betancourt et son entourage sont capturés par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Le lendemain, ils sont tous libérés, à l'exception d'Ingrid et de Clara Rojas, son assistante qui a refusé d'être séparée d'Ingrid.
Gabriel Betancourt qui a depuis quelques temps de sérieux problèmes cardiaque, décède d'un infarctus. Il restera dans les mémoires colombiennes comme le père d'Ingrid, mais surtout comme l'instigateur du crédit-éducation.
L'opération "du 14 juillet" est une tentative maladroite de la France pour libérer Ingrid. Le C-130 Hercule de l'armée française, officiellement en escale à Manaus au Brésil pour une mission humanitaire, va repartir à vide. Ingrid n'a pu être exfiltrée et la France va devoir présenter des excuses publiques au Brésil, en envoyant D. de Villepin, son premier ministre à Brasilia.
Un otage des FARC, John Frank Pinchao Blanco, est recueilli par la police colombienne, après qu'il ait réussi à fausser compagnie à ses geôliers.
Il dit avoir rencontré Ingrid Betancourt le 28 avril 2007 et apporte ainsi la première preuve tangible qu'elle est encore en vie en près de 4 ans.
Il confirme également qu'Ingrid a bien tenté à cinq reprises de s'évader (s'attirant à chaque fois des conditions de détention plus difficiles) et que son état de santé ne cesse de se dégrader.
Nouvelles preuves de vie d'Ingrid Betancourt diffusées par les autorités colombiennes : une vidéo, où on la voit particulièrement amaigrie et affaiblie, et où elle ne regarde ni ne prononce un seul mot à la caméra, ainsi qu'une lettre de 12 pages, adressée à sa mère, dont les mots et le message résonnent un peu comme un testament, celui d'une mort vivante...
Ingrid parle de ses conditions de détention, des humiliations quotidiennes, de son amour pour sa famille. Elle demande instamment à ce que ses enfants puissent lui parler via les ondes hertziennes, qu'elle parvient à capter à l'aide d'un vieux transistor.
Radio France Internationale diffusera ainsi les messages des enfants à leur mère 3 fois par semaine.
La déclaration vient de tomber : Clara Rojas, la directrice de campagne d'Ingrid, capturée en même temps qu'elle, vient d'être libérée, grâce à la médiation et aux efforts du président Chavez.